1. L’objectif photographique.
L’objectif photographique est un système optique convergent formé de plusieurs lentilles, donnant des images réelles sur la surface sensible de l’appareil photographique. Un objectif se caractérise par sa distance focale, son ouverture relative, son angle de champ (définit le format maximum avec lequel il est utilisable).
La quantité de lumière sortant de l’objectif est toujours plus faible que celle entrant dans l’objectif. La qualité d’un objectif se mesure au fait que le taux de lumière entrant demeure le plus proche possible de
100 %, que les couleurs divergent le moins possible sur le plan sensible, que la géométrie des objets photographiés soit respectée.
Une immense variété d’objectifs existe, depuis l’absence d’objectif, remplacé par un trou minuscule (sténopé) jusqu’à l’objectif de très haute qualité comprenant une vingtaine de lentilles, en plusieurs groupes mobiles et incluant souvent maintenant un moteur de mise au point automatique (exploitant l’autofocus de l’appareil).
Les critères de qualité essentiels sont : définition et contraste, transmission lumineuse, absence d’aberration chromatique, géométrique, de distorsion (optique) et de vignettage.
2. Le diaphragme.
Tout d’abord, qu’est-ce qu’un diaphragme ?
Le diaphragme se trouve sur votre objectif. C’est en fait une sorte de bague qui détermine la quantité de lumière que reçoit votre surface sensible. Pour faire simple: plus la bague (le diaphragme) est ouverte, plus elle laissera passer de lumière, et plus votre capteur en recevra en un court instant. Autrement dit, en règle générale, lorsque la lumière est faible, le diaphragme doit être très ouvert pour laisser passer le maximum de lumière, et vis versa.
L’ouverture dudiaphragme, c’est celui qui prend la photo qui la choisit, en mode priorité ouverture ou en manuel. Il y a plusieurs ouvertures de diaphragmes, qui sont déterminées par une
certaine graduation. Celle-ci va de 1,4 pour les meilleurs objectifs à 32 voir plus. 1,4 étant une grande ouverture et 32 une petite ouverture.
Ouverture du diaphragme
A l’exception des appareils d’entrée de gamme, tous les objectifs sont munis d’un diaphragme. Il s’agit d’un assemblage de lamelles mobiles (6, 8, 10 suivant la taille de l’objectif et son prix), à l’intérieur de l’objectif entre les groupes de lentilles avant et arrière.
Un mécanisme (manuel ou automatique) fait varier l’ouverture et permet de modifier la quantité de lumière qui atteint la surface sensible. Le diaphragme est d’autant plus ouvert que la valeur indiquée (sur l’objectif, dans le viseur) est petite. Par la même occasion, il modifie la zone de netteté ou profondeur de champ qui est d’autant plus importante que l’ouverture du diaphragme est petite.
3. La vitesse d’obturation.
La vitesse d’obturation dépend de votre obturateur. L’obturateur, c’est un système mécanique (un rideau ou une plaque), situé sur votre appareil, qui, lorsqu’il est au repos est fermé, et qui s’ouvre seulement lorsqu’on appuie sur le bouton de déclencheur.
Tout comme le diaphragme, il sert à déterminer la quantité de lumière que le capteur (ou la pellicule) imprime, mais pas de la même façon. Lui ne s’ouvre qu’un certain temps, déterminé par le photographe. C’est tout simplement un rideau, qui s’ouvre et se referme, pour laisser passer plus ou moins de lumière. Plus la vitesse est lente, plus le capteur recevra de lumière et inversement si la vitesse est rapide. L’obturateur, peut s’ouvrir en règle générale, de 30sec à 1/8000 de sec, en fonction des appareils.
| Le diaphragme | L’obturateur |
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* Effet souvent utilisé pour exprimer la vitesse, Ex: dans les sports extrème de vitesse :
4. La luminosité et l’ouverture maximale.
L’ouverture, notée N=f/D est le rapport entre la focale de l’objectif et le diamètre de sa pupille d’entrée ; f/2 par exemple pour un objectif de 50 mm de focale indique une ouverture du diaphragme de 25 mm (ouverture = focale/diaphragme = 50/25 = 2). On comprend que plus la focale augmente, plus il est difficile d’obtenir un objectif lumineux. Les valeurs courantes d’ouverture sont comprises entre f/1,4 et f/32.
Elles sont en progression géométrique de raison racine (2) de sorte que la quantité de lumière soit doublée ou divisée par 2 d’une valeur à la suivante.
De ce fait, les valeurs usuelles sont typiquement :
1 ; 1.4 ; 2 ; 2.8 ; 4 ; 5.6 ; 8 ; 11 ; 16 ; 22…
La normalisation de ces valeurs permet l’utilisation des posemètres selon la norme ISO.
La valeur d’ouverture dans la dénomination d’un objectif est son ouverture maximale. Quelques objectifs exceptionnels, généralement des focales fixes de 50 mm, atteignent f/1 voire f/0,95 ou encore f/0,9 mais ils sont très chers.
Les zooms ont généralement une ouverture maximale variable en fonction de la focale utilisée.
La dénomination suivante : 28-350 f/3,5-5,6 signifie que l’ouverture maximale à 28 mm est f/3.5 et que l’ouverture maximale à 350 mm est f/5,6.
Il y a une grande relation entre l’ouverture maximale et le prix de l’objectif ; plus cette ouverture est grande, plus l’objectif sera cher. Plus l’objectif sera lumineux, et plus il sera facile de réussir des photos en basse lumière.
Il existe un rapport direct entre l’ouverture de l’objectif et son champ de netteté (ou profondeur de champ). En effet pour un objectif donné, plus l’ouverture utilisée est grande (chiffre f petit, ex. f/1,8) moins le champ de netteté sera étendu (ou moins la profondeur de champ sera grande). Ce qui fait qu’avec un objectif très ouvert à la prise de vue, il sera possible d’avoir, pour un portrait, les yeux nets et le nez flou.
5. La profondeur de champ et tableau de calcul.
En fermant le diaphragme de l’appareil, la profondeur de champ va augmenter. Au contraire, en pleine ouverture du diaphragme, la profondeur de champ sera très courte et enserrera le plan de mise au point.
Une règle d’OR universelle
Plus l’ouverture et petite, plus il y a de profondeur de champ.
Plus l’ouverture est grande, moins il y a de profondeur de champ.
Calcul de la profondeur de champ
Comprendre comment obtient-on la profondeur de champ par le calcul, permet une meilleure compréhension.
1°) Calcul: Premier plan net (Ppn)
Ppn = ( H x D ) / ( H + D )
2°) Calcul: Dernier plan net (Dpn)
Dpn = ( H x D ) / ( H – D )
Ce qui nous donne la profondeur de champs (PC)
PC = Dpn – Ppn
Avec :
H: distance hyperfocale en mètre
D: distance de mise au point en mètre



ce que je cherchais, merci